Principes de l’offre technique TANAGA

L’offre technique de TANAGA est destinée aux acteurs, publics ou privés, du traitement des déchets.

Elle vise à optimiser l’efficacité énergétique de la valorisation des déchets.
Elle permet de réduire jusqu’à 90% la masse des déchets traités.
Elle est applicable à la fois aux ordures ménagères (OM) et aux déchets verts (issus des parcs et jardins).
Elle n’utilise que des technologies efficientes et déjà éprouvées.

 

Une installation unique

TANAGA Energies développe et commercialise un dispositif complet, constitué d’une installation semi enterrée structurée en plusieurs compartiments appelée “Géo-Méthaniseur”, associée à un procédé d’exploitation simple et efficient.

Voir : le GéOM en bref

Le GéOM a été conçu et développé pour s’adapter aux deux principaux segments de marchés du traitement des déchets :

  • Les ordures ménagères dites “résiduelles” (après tri sélectif des matériaux recyclables)
  • Les déchets verts, issus de l’entretien des parcs et jardins.

Partout dans le monde, ces deux types de déchets constituent l’essentiel des volumes traités par les collectivités, ou leurs opérateurs délégués.

Ces deux types de déchets ont la caractéristique commune d’être des mélanges hétérogènes principalement constitués d’une fraction biodégradable et d’une fraction combustible contenant les déchets à fort pouvoir calorifique.

Naturellement, le GéOM permet de traiter également un mélange d’OMR et de déchets verts en cas de collecte conjointe.

Enfin et surtout, le GéOM permet d’optimiser l’efficacité énergétique du traitement de ces déchets, sans séparation préalable de la fraction biodégradable, ce qui le différencie donc nettement des technologies traditionnelles.

Procédé d’exploitation simple et efficient

La séparation physique de la fraction biodégradable des OMR ou des déchets verts est complexe car il n’existe aucun critère discriminant fort entre les bio-déchets et la fraction combustible. Elle est très coûteuse, tant en investissement qu’en coûts d’opération.

Le GéOM est donc basé sur le principe d’une séparation biochimique séquentielle avec un taux de séparation de 75% environ (équivalent aux installations de séparation physique).

Voir : le procédé d'exploitation du GéOM

C’est parce que le procédé d’exploitation du GéOM est simple et efficient qu’il est compétitif économiquement.

 

Il y a plusieurs différences fondamentales entre un digesteur en cuve hors sol et un GéOM. Dans un GéOM :

  • Une séparation n’est pas nécessaire, les bio-déchets sont mélangés à d’autres matières
  • La méthanisation s’effectue en « voie sèche »
  • Le procédé est statique, il n’y a pas de brassage

 

Recirculation bactérienne

La digestion bactérienne anaérobie de la fraction biodégradable des déchets est l’étape fondamentale du procédé d’exploitation du GéOM.

En effet, cette digestion réalise deux objectifs simultanément:

  • La méthanisation de la fraction biodégradable (= production d’énergie sous forme de méthane CH4)
  • La séparation indirecte de la fraction combustible, qui constitue le Reliquat Après Méthanisation (RAM).

Le GéOM a été conçu et développé pour optimiser cette phase de méthanisation de la fraction biodégradable du volume de déchets à traiter dans chaque compartiment.

 

Le dispositif opérationnel adopté est celui de la recirculation bactérienne, qui consiste à :

  • Recirculer les effluents liquides générés par les déchets (percolats)
  • Contrôler régulièrement la charge chimique et bactérienne des liquides recirculés et la comparer avec l’optimum théorique ;
  • Agir sur les éventuels déséquilibres chimiques et bactériens par injection de liquides provenant d’autres compartiments ou ré-ensemencement bactérien ciblé.

Captage du biogaz

Le GéOM est conçu pour récupérer le biogaz issu de la réaction de Méthanisation dans chaque compartiment de façon optimum. Il fonctionne en batch avec un cycle long (20 à 30 mois) pour lisser les aléas de collecte et la saisonnalité et optimiser l’efficacité de la méthanisation des OM. 

Dans le GéOM le captage du biogaz est optimal pour les raisons suivantes : 

  • Utilisation de la technique du réseau à l’avancement  
  • Mise en place d’une couverture totalement étanche pour chaque compartiment  
  • Application de procédés limitant la perte de biogaz  durant le remplissage des compartiments 
  • Optimisation de la méthanogénèse par l’absence de compactage et contrôle numérique continu du PH, de l’humidité et de l’équilibre bio-chimqiue.

 

Le volume de biogaz capté est d’environ 120 Nm3/h à 50% de CH4 en régime stabilisé, pour une installation GéOM traitant 10 000 tonnes par an d’ordures ménagères contenant 28% d’organique. 

Extraction du Reliquat Après Méthanisation (RAM) sous forme de combustible solide

A l’issue du traitement GéOM, le reliquat de déchets se présente sous la forme d’un combustible solide Final (CSF) propre à une valorisation thermique à fort rendement car :

  • Son pouvoir calorifique (PCI) est élevé, suite à l’élimination de la fraction biodégradable, à faible PCI et forte teneur en eau ;
  • Son humidité est contrôlée (moyenne 25%) et ajustable selon besoins
  • Sa granulométrie est contrôlée et adaptable aux besoins de la valorisation thermique finale.

Ces caractéristiques du CSF, et sa prévisibilité tant en quantité qu’en qualité (connues 12 mois à l’avance), en font une véritable ressource énergétique exploitable dans tout type d’installations dédiées.

L’optimum d’exploitation est atteint avec une installation de pyrogazéification, installée à proximité du GéOM, ce qui présente trois avantages majeurs :

  • L’ensemble du cycle de traitement des déchets est totalement anaérobie, et ne génère aucune émission gazeuse (hormis gaz d’échappement des génératrices).
  • Le biogaz (produit par la méthanisation de la fraction biodégradable) et le gaz de synthèse (issu de la pyrolyse de la fraction combustible) peuvent être transformés en électricité avec une seule et même génératrice électrique fonctionnant au gaz.
  • L’efficacité énergétique nette du traitement est maximale, avec un rendement électrique d’environ 0,75 MWh par tonne traitée.